Taxonomie

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Le monarque est un animal aux pattes articulées, ce qui le classe dans le grand groupe des arthropodes. Ces derniers incluent les insectes et les arachnides, mais aussi les crustacés, les mille-pattes, et bien d’autres. Avec ses trois paires de pattes, son corps divisé en trois parties (la tête, le thorax et l’abdomen), ses antennes et ses deux paires d’ailes, le monarque correspond parfaitement au groupe des insectes.

Il est de plus un insecte holométabole, c’est-à-dire qu’il subit, au cours de sa vie, une transformation complète en quatre étapes aux apparences bien différentes : l’œuf, la chenille, la chrysalide et l’adulte.

Les papillons diurnes et nocturnes appartiennent à l’ordre des lépidoptères. La racine grecque lépido signifie « écaille » et ptère veut dire « aile ». C’est donc dire que les papillons possèdent des ailes avec des écailles ! Ces dernières, collées sur les ailes transparentes des papillons, en créent les impressionnants motifs et les couleurs.Le monarque appartient à la famille des nymphalidés. On reconnaît ces derniers à leur première paire de pattes, qui est plus petite et plus rapprochée de la tête que les autres. L’adulte replie cette paire de pattes sous son corps et se tient sur les deux autres, donc sur quatre pattes. Tous les papillons de la grande famille des nymphalidés ont cette caractéristique.


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Mâle et femelle

Il existe des moyens de différencier les mâles des femelles, malgré leur grande ressemblance.

Les mâles portent sur chacune de leurs ailes postérieures une tache noire et ovale appelée tache androconiale. Les femelles n’affichent pas ces taches, mais présentent des nervures noires plus larges que les mâles.

Les femelles de la génération migratrice vivent un peu plus longtemps que les mâles. Ces derniers meurent généralement au début du printemps, peu de temps après l’accouplement, alors que les femelles entreprennent à ce moment la migration vers le nord pour pondre.


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Papillons apparentés

Le monarque n’est pas le seul papillon orange qu’il est possible d’observer en Amérique du Nord. Certaines espèces lui ressemblent à s’y méprendre. Le vice-roi, par exemple, arbore des couleurs et un motif très semblable. Il faut s’attarder à sa taille et à ses ailes pour bien le différencier : une ligne noire traverse les nervures de ses ailes postérieures. Cette ligne n’apparaît pas chez le monarque.