{"id":155,"date":"2016-04-27T20:37:47","date_gmt":"2016-04-27T20:37:47","guid":{"rendered":"http:\/\/monarch.huasambo.com\/?page_id=155"},"modified":"2023-10-04T20:52:46","modified_gmt":"2023-10-04T20:52:46","slug":"life-cycle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/fr\/monarchs-biology\/life-cycle\/","title":{"rendered":"Le cycle de vie"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>L&#8217;oeuf<\/h3>\n<p>L\u2019\u0153uf est la premi\u00e8re \u00e9tape de la vie d\u2019un monarque. En nature, une femelle monarque peut produire de 300 \u00e0 400 \u0153ufs en seulement quelques semaines, et jusqu\u2019\u00e0 700 en captivit\u00e9. Elle pond g\u00e9n\u00e9ralement un seul \u0153uf par plant d\u2019ascl\u00e9piades, qu\u2019elle fixe sous une feuille afin qu\u2019il soit prot\u00e9g\u00e9 des intemp\u00e9ries. Il n\u2019est cependant pas inhabituel de trouver plusieurs \u0153ufs par plant, ou m\u00eame par feuille. L\u2019\u0153uf mesure entre 0,9 et 1,2 mm. Il est de couleur jaune cr\u00e8me avec de fines stries longitudinales sur toute sa surface. L\u2019\u00e9closion a lieu de trois \u00e0 huit jours apr\u00e8s la ponte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_3565\" aria-describedby=\"caption-attachment-3565\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-3565 size-large\" src=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-1024x340.jpg\" alt=\"Photo: Andr\u00e9-Philippe Drapeau Picard\" width=\"750\" height=\"249\" srcset=\"https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-1024x340.jpg 1024w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-300x100.jpg 300w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-768x255.jpg 768w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-1536x511.jpg 1536w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-2048x681.jpg 2048w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_3480_APDP-Copie-e1696452138666-1568x521.jpg 1568w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-3565\" class=\"wp-caption-text\">Cr\u00e9dit photo: Andr\u00e9-Philippe Drapeau Picard<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>La chenille<\/h3>\n<p><b>Fi\u00e8re allure<\/b><\/p>\n<p>Tout comme le monarque adulte, le corps de la chenille est divis\u00e9 en trois parties : la t\u00eate, le thorax et l\u2019abdomen. La t\u00eate cache de minuscules antennes, presque invisibles. Malgr\u00e9 ses douze ocelles (yeux simples permettant de percevoir les variations de luminosit\u00e9), elle ne voit pas tr\u00e8s bien. La chenille porte des filaments noirs pr\u00e8s de sa t\u00eate (2<sup>e<\/sup> segment) et au bout de son abdomen (11<sup>e<\/sup> segment). Ce ne sont pas des antennes, bien qu\u2019ils aient une fonction sensorielle.<\/p>\n<p>Comme tous les insectes, la chenille poss\u00e8de trois paires de pattes attach\u00e9es au thorax, mais la premi\u00e8re d\u2019entre elles est difficilement visible chez l\u2019adulte. Sous l\u2019abdomen de la chenille, on observe des fausses-pattes. Ce sont en fait des sortes de ventouses, doubl\u00e9es de crochets, qui l\u2019aident \u00e0 se d\u00e9placer et \u00e0 s\u2019accrocher lorsqu\u2019elle se nourrit.<\/p>\n<p><b>Un app\u00e9tit vorace<\/b><\/p>\n<p>La principale activit\u00e9 de la chenille : s\u2019alimenter ! La coquille de son \u0153uf constitue son premier repas, tout de suite apr\u00e8s l\u2019\u00e9closion. Elle profite ainsi de pr\u00e9cieux nutriments. Par la suite, cap sur l\u2019ascl\u00e9piade !<\/p>\n<p>La chenille de monarque se nourrit exclusivement d\u2019ascl\u00e9piade, on dit donc qu\u2019elle est sp\u00e9cialiste. C\u2019est une des rares esp\u00e8ces animales capables de r\u00e9sister \u00e0 la s\u00e8ve toxique de l\u2019ascl\u00e9piade, et m\u00eame d\u2019accumuler les card\u00e9nolides afin de devenir elle-m\u00eame toxique.<\/p>\n<p><b>Muer pour grandir<\/b><\/p>\n<p>Toute cette nourriture permet \u00e0 la chenille de grossir rapidement. En 7 \u00e0 17 jours, elle augmente son poids de 2 700 fois ! Si un humain grandissait au m\u00eame rythme, il atteindrait en 2 semaines la taille de la statue de la Libert\u00e9. Pour suivre une telle croissance, son corps doit s\u2019adapter. La chenille passe donc par cinq mues successives, ou stades larvaires, au cours de cette \u00e9tape.<\/p>\n<p>Chacune de ces mues procure \u00e0 la chenille un squelette externe un peu plus grand, lui permettant de poursuivre<br \/>\nsa croissance. La taille de la chenille varie beaucoup au cours d\u2019un stade, mais certaines parties de son corps ne changent pas. C\u2019est le cas de la t\u00eate et des filaments noirs, qui ne grandissent que lors des mues.<\/p>\n<p>Seulement 10 % des chenilles atteignent l\u2019\u00e9tape de la chrysalide. Leur toxicit\u00e9 constitue un moyen de d\u00e9fense efficace aupr\u00e8s des pr\u00e9dateurs comme les oiseaux et les mammif\u00e8res ; cependant, les invert\u00e9br\u00e9s y sont moins sensibles. Il arrive donc que les chenilles soient victimes de ces pr\u00e9dateurs ou de parasites.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_940\" aria-describedby=\"caption-attachment-940\" style=\"width: 750px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-940 size-large\" src=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-1024x461.jpg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-1024x461.jpg 1024w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-300x135.jpg 300w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-768x346.jpg 768w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-1536x691.jpg 1536w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-2048x921.jpg 2048w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41697-1ASARRAZIN_Fotor-e1696452319466-1568x705.jpg 1568w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-940\" class=\"wp-caption-text\">Cr\u00e9dit photo : Andr\u00e9 Sarrazin<\/figcaption><\/figure>\n<h3>La chrysalide<\/h3>\n<p>Tous les papillons passent obligatoirement par le stade de chrysalide : c\u2019est la troisi\u00e8me \u00e9tape de leur cycle de vie.<\/p>\n<p><b>Cocon ou chrysalide ?<\/b><\/p>\n<p>Le cocon ne fait pas partie du cycle de vie. C\u2019est une protection que certaines esp\u00e8ces de papillons \u2014 toutes nocturnes \u2014 confectionnent avant de se transformer en chrysalide. Le cocon est fait de soie. La chenille la fabrique gr\u00e2ce \u00e0 des glandes salivaires modifi\u00e9es, contrairement aux araign\u00e9es qui la produisent \u00e0 l\u2019aide de glandes situ\u00e9es au bout de leur abdomen.<\/p>\n<p><b>Le jour J<\/b><\/p>\n<p>La chenille quitte g\u00e9n\u00e9ralement le plant d\u2019ascl\u00e9piades au cours du cinqui\u00e8me stade larvaire afin de trouver un lieu en hauteur et bien camoufl\u00e9, propice \u00e0 sa transformation. Une fois en place, elle tisse un coussinet de soie sur un support, y ins\u00e8re les crochets situ\u00e9s au bout de son abdomen et se positionne en J. Elle reste ainsi de 12 \u00e0 48 heures avant de s\u2019extraire de son squelette de chenille, d\u00e9sormais sous forme de chrysalide.<\/p>\n<p><b>Un camouflage efficace<\/b><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9tape de chrysalide, le monarque est un as du camouflage! Puisqu\u2019il ne peut pas bouger pendant plusieurs jours \u2014 et donc difficilement se d\u00e9fendre, mis \u00e0 part par sa toxicit\u00e9 \u2014, le papillon applique la tactique de la dissimulation\u2026 et elle fonctionne! Gr\u00e2ce \u00e0 sa couleur vert-turquoise, \u00e0 ses points dor\u00e9s qui refl\u00e8tent la lumi\u00e8re et \u00e0 sa petite taille (3 cm), la chrysalide est tr\u00e8s difficile \u00e0 rep\u00e9rer en nature. Graduellement, elle passera du vert jade au vert bleut\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 laisser appara\u00eetre les couleurs de l\u2019adulte en transparence. Au bout de 8 \u00e0 15 jours, le papillon adulte \u00e9merge enfin de l\u2019enveloppe de la chrysalide.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41245ASARRAZIN_Fotor_Fotor.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-large wp-image-778 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41245ASARRAZIN_Fotor_Fotor-1024x680.jpg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"498\" srcset=\"https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41245ASARRAZIN_Fotor_Fotor-1024x680.jpg 1024w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41245ASARRAZIN_Fotor_Fotor-300x199.jpg 300w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/41245ASARRAZIN_Fotor_Fotor-768x510.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le papillon<\/h3>\n<p>On appelle \u00e9mergence le moment o\u00f9 le papillon sort de la chrysalide. Quelques heures auparavant, les pigments apparaissent en transparence, et on peut deviner le papillon adulte, pr\u00eat \u00e0 faire sa sortie. Le moment venu, la chrysalide se d\u00e9chire pour laisser le passage au papillon adulte. Bien accroch\u00e9 \u00e0 l\u2019enveloppe de la chrysalide, il \u00ab pompe \u00bb ensuite l\u2019h\u00e9molymphe (le sang des insectes) dans les vaisseaux traversant ses ailes encore molles. Son abdomen r\u00e9tr\u00e9cit \u00e0 mesure qu\u2019il se vide de l\u2019h\u00e9molymphe ainsi que des d\u00e9chets m\u00e9taboliques accumul\u00e9s pendant la transformation.<\/p>\n<p>Au bout de quatre \u00e0 cinq heures, les ailes sont rigides et bien d\u00e9ploy\u00e9es : le papillon peut s\u2019envoler. Premier arr\u00eat : une fleur riche en nectar pour faire le plein d\u2019\u00e9nergie. Le monarque adulte est g\u00e9n\u00e9raliste : il peut se nourrir de diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de fleurs, pourvu qu\u2019elles aient de bonnes quantit\u00e9s de nectar \u00e0 offrir.<\/p>\n<p><b>La reproduction \u00e0 tout prix<\/b><\/p>\n<p>Une fois rassasi\u00e9, le papillon peut se consacrer \u00e0 la t\u00e2che principale de l\u2019adulte : la reproduction. M\u00e2les et femelles se mettent donc \u00e0 la recherche d\u2019un partenaire. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 f\u00e9cond\u00e9e, la femelle part en qu\u00eate de plants d\u2019ascl\u00e9piades pour d\u00e9poser ses \u0153ufs. Elle en pond plusieurs centaines en quelques semaines seulement.<\/p>\n<p><b>Une g\u00e9n\u00e9ration distincte<\/b><\/p>\n<p>Les papillons qui \u00e9mergent \u00e0 la fin ao\u00fbt et en septembre ne se lancent pas imm\u00e9diatement dans la reproduction. Ils constituent un groupe particulier de monarques : la g\u00e9n\u00e9ration migratrice. Pour conserver un maximum d\u2019\u00e9nergie en pr\u00e9vision de la longue migration vers le sud qui s\u2019annonce, leurs organes reproducteurs ne sont pas compl\u00e8tement d\u00e9velopp\u00e9s. Cette g\u00e9n\u00e9ration entreprendra l\u2019impressionnant voyage jusqu\u2019aux montagnes du centre du Mexique, o\u00f9 elle passera l\u2019hiver. Ce n\u2019est qu\u2019avec l\u2019augmentation de la luminosit\u00e9, au printemps suivant, que se terminera le d\u00e9veloppement des organes reproducteurs. Alors que les monarques adultes vivent g\u00e9n\u00e9ralement de trois \u00e0 cinq semaines, ceux de la g\u00e9n\u00e9ration migratrice subsisteront jusqu\u2019\u00e0 huit mois.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><\/div>\n<div><a href=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/8.png\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-4360 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/8.png\" alt=\"\" width=\"760\" height=\"570\" srcset=\"https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/8.png 760w, https:\/\/mission-monarch.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/8-300x225.png 300w\" sizes=\"(max-width: 760px) 100vw, 760px\" \/><\/a><\/div>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; L&#8217;oeuf L\u2019\u0153uf est la premi\u00e8re \u00e9tape de la vie d\u2019un monarque. En nature, une femelle monarque peut produire de 300 \u00e0 400 \u0153ufs en seulement quelques semaines, et jusqu\u2019\u00e0 700 en captivit\u00e9. Elle pond g\u00e9n\u00e9ralement un seul \u0153uf par plant d\u2019ascl\u00e9piades, qu\u2019elle fixe sous une feuille afin qu\u2019il soit prot\u00e9g\u00e9 des intemp\u00e9ries. 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